Respect et poesie

16 avr

Ce soir, j’avais besoin de marcher seule après un après-midi relativement désagréable, mais ceci n’est pas le sujet.

Je marchais donc avec ma chienne au bord du champs de blé derrière la maison, et un enchaînement d’idées m’a ramenée à notre conversation du mois dernier; ou plus précisément, à la manière dont tu as pris contact: énigmatique mais décidé; d’une mauvaise foi rare, allant même jusqu’à me demander pourquoi j’avais entamé la conversation! Quel culot :)

Mais ce n’est pas cela que j’apprécie le plus et je viens tout juste de le comprendre. C’est ton respect qui me touche. Tu m’as laissé le choix, semant des indices sur ton identité, mais pas trop. J’avais la liberté de les occulter. Si je n’avais pas voulu te parler, je pouvais faire semblant de ne pas te reconnaître et tu serais probablement partis.

Je crois que tu l’as fait volontairement et je trouve cela élégant et intelligent.

Visiblement, la langue italienne fait la aussi distinction entre « grossier » (rudivo?) et « vulgaire » (volgare?). J’ai une affection réelle envers la grossièreté, je sais que toi aussi. La grossièreté est sans mensonge, puissante et totalement instinctive. La vulgarité par contre, c’est une faille, un manque d’intelligence et de culture. Pour moi, la poésie ne supporte pas le vulgaire mais elle ne pourra jamais se passer du grossier, dans une juste dualité.

La personne que j’ai vu cet après-midi était absolument vulgaire malgré sa politesse et sa déférence écœurante. Toi, tu es rempli de poésie: à la fois plein d’élégance et de grossièreté, comme moi :)

Que les Dieux te soient cléments!

Pas encore de commentaire

Laisser une réponse

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus